Alerte rouge sur les défaillances

Selon Altarès, au 1er trimestre 2026, la France a enregistré 18 986 défaillances d’entreprises, soit une hausse de 6,4 % sur un an. Et derrière ce chiffre, un signal politique et économique autrement plus lourd : 75 350 emplois sont menacés, un niveau inédit depuis la crise de 2009.

 

La vague ne frappe pas tout le monde de la même manière.

 

Les très petites structures concentrent toujours l’essentiel des procédures, avec 75 % des cas.

 

Mais ce sont surtout les PME de 20 à 99 salariés qui décrochent le plus vite : +12,1 % en un an.

 

À l’inverse, les entreprises de plus de 100 salariés respirent un peu mieux. Autre enseignement : le redressement judiciaire explose. +13,6 % sur le trimestre.

 

En clair, davantage d’entreprises arrivent au tribunal encore debout, mais déjà très fragilisées. Altares rappelle d’ailleurs qu’une large part de ces redressements finit ensuite en liquidation.

 

Le recours préventif, lui, reste marginal : à peine 383 sauvegardes, soit 2 % des procédures.

 

Dans le détail, plusieurs secteurs décrochent franchement.

 

Les services aux entreprises accélèrent, tirés notamment par la propreté. Le transport dérape, surtout du côté des taxis.

 

Le commerce de détail rechute, avec des tensions dans l’habillement, les multi-rayons et la vente hors magasin.

 

Seule éclaircie relative : la construction résiste globalement, grâce au gros oeuvre, et la restauration semble enfin marquer une pause.

 

Côté carte de France, la Nouvelle-Aquitaine, la Bourgogne-Franche-Comté et le Centre-Val de Loire s’enfoncent, tandis que la Normandie, les Pays de la Loire et la Corse limitent la casse.