Note d’analyse économique – Septembre 2026
Notre pays est sous la menace de plusieurs, crises, qu’il s’agisse du poids de la dette publique, de la remontée du chômage, de la solvabilité des entreprises ou du sous-investissement.
Le niveau de déficit actuel (5,1 % du PIB en 2025, plus de 5 %), et donc sa dette publique (112,6 % du PIB fin 2024 et probablement 118,3 fin 2026) est amplifié par la hausse des taux d’intérêt à long terme (le taux d’intérêt à 10 ans est passé de 3,20 % début 2025 à 4,11 % aujourd’hui.
Avec un effet « boule de neige » de la dette, le taux d’intérêt à long terme étant supérieur au taux de croissance de la France, ce qui accroît mécaniquement le montant des intérêts dus.
À ce contexte préoccupant s’ajoute l’incertitude politique, liée à la fois à l’adoption du prochain budget et le résultat de l’élection présidentielle.
Les prévisions de croissance pour 2026 (0,5 à 0,7 %) ne permettent pas d’espérer une baisse du chômage qui remonte progressivement (depuis son point bas de 2023 (7,1%), et qui est passé de 7,5 % mi-2025 à 8,3 % mi-2026.
Enfin du côté des entreprises, le taux de marge bénéficiaire recule depuis 2023 et le nombre de faillites s’accroit fortement (prés de 71.000 faillites sur un an contre 59.000 en moyenne historique).
Les entreprises souffrent de la faible croissance en France et dans le monde, de la hausse des prix de l’énergie et du transport maritime depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, de la remontée des taux d’intérêts, alors même que le taux d’endettement des entreprises françaises est élevé (74,4 % du PIB à la fin du premier trimestre 2026 contre 45,9 % du PIB en Allemagne et 54,4 % dans l’ensemble de la zone Euro.
Conséquence de la combinaison de la hausse des taux d’intérêts et des prix de l’énergie doublée d’une concurrence internationale exacerbée, la situation des entreprises se dégrade et un recul de leur investissement.
Le taux d’investissement des entreprises françaises a reculé depuis 2023 de 12,1 % du PIB à 11,7 % du PIB, alors qu’il est de 14 % aux Etats-Unis.
Ce sous-investissement limite la modernisation des entreprises et réduit leur gain de productivité.
Tous ces chiffres traduisent les handicaps de l’économie française : faibles marges et taux de défaillance élevé qui conduisent au sous-investissement et à la faiblesse de la croissance.
Avec pour conséquences : le recul du taux d’emploi, la hausse du chômage et les difficultés budgétaires qui en découlent.