Édito de septembre de Franck CANNATA, président de l’UPE06
Une rentrée sous le signe du dialogue et de l’action
Rendez-vous incontournable de la rentrée économique et patronale, La Rencontre des Entrepreneurs de France du MEDEF, a donné le ton, avec des échanges denses sur les grands enjeux qui engagent notre pays et nos entreprises.
La thématique choisie cette année était celle du courage : avoir le courage de mettre l’entreprise et l’économie au cœur de la campagne présidentielle, de faire des choix politiques lucides et courageux, et de rappeler le rôle essentiel des entreprises dans la réussite et l’avenir de notre pays.
Dans la continuité de cet événement national, l’UPE06 organise la Rentrée Économique le 15 septembre au château de Crémat. Un temps pour se retrouver, échanger, construire ensemble, imaginer l’avenir de nos entreprises et de notre territoire, dans un contexte de fortes incertitudes économiques, sociales et politiques.
À cette occasion, nous réaffirmerons que, face à notre déclassement économique et social, le fatalisme n’est pas une option, pas plus que le repli ou l’immobilisme. Entreprendre, c’est décider dans l’incertitude et prendre des risques chaque jour : trouver des clients, payer les salaires, investir, affronter la concurrence internationale, composer avec l’instabilité réglementaire.
Les entreprises sont prêtes à prendre toute leur part au redressement de la France, mais elles doivent pouvoir investir, innover, embaucher et créer de la richesse. À force d’accabler l’entreprise, c’est l’un des piliers de notre pacte économique et social que l’on fragilise.
Le redressement des comptes publics est, lui aussi, incontournable. Ce n’est ni une option ni une posture : c’est une condition de notre souveraineté.
Un pays qui ne maîtrise plus ses finances finit par ne plus maîtriser ses choix. Le moment est donc venu de choisir : subir le déclassement ou provoquer le sursaut.
La France a les talents, les entreprises et les forces pour réussir. À condition de leur donner un cap, de leur rendre de la liberté et, surtout, d’avoir le courage d’agir.
Le courage des chefs d’entreprise est d’abord celui du réel. Les entrepreneurs ne peuvent compenser leurs pertes par des impôts ou transférer leurs dettes aux générations futures. Cela s’appelle le risque d’entreprendre.
C’est la prospérité économique qui fait le progrès social, pas l’inverse ! Pour retrouver cette prospérité, la France doit travailler et investir plus. Cela implique de repenser le financement du modèle social, de renforcer la compétitivité et de ne plus esquiver les sujets structurels : retraites, capitalisation, financement de la protection sociale, emploi ou encore évolution du modèle productif face à l’intelligence artificielle, à la démographie et au dérèglement climatique.
L’objectif n’est pas de sauver les apparences, mais de préserver durablement le système social en lui redonnant une base économique solide.
À toutes et à tous, une excellente rentrée. Pleine d’énergie, de projets, de réussites.