Versement mobilité : le PLF ne doit pas être un rendez-vous manqué
Dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour 2027, France urbaine une association d’élus locaux, a proposé au Gouvernement de relever le taux du versement mobilité.
Pour rappel le versement mobilité est assis directement sur les rémunérations, et constitue un prélèvement sur le travail : toute augmentation de son taux renchérit mécaniquement le coût de l’emploi, indépendamment de la situation économique ou de la rentabilité des entreprises.
Si les entreprises sont pleinement conscientes des besoins de financement des transports collectifs et de la nécessité de moderniser les infrastructures indispensables à l’attractivité de nos territoires, toutefois leur contribution ne peut constituer systématiquement la variable d’ajustement du financement des mobilités.
Dans notre région, elles supportent notamment depuis 2025 le versement mobilité régional et rural, qui s’ajoute aux contributions locales existantes.
Jusqu’où pourra-t-on continuer à solliciter les entreprises pour financer les politiques publiques ?
La mobilité constitue un enjeu majeur pour nos territoires : accès à l’emploi, recrutement, attractivité économique, qualité de vie des salariés et compétitivité des entreprises.
Mais le financement durable des mobilités doit reposer sur un équilibre entre les différents contributeurs et sur un dialogue étroit avec les acteurs économiques locaux.
Il doit permettre de développer une offre de transport performante sans alourdir davantage le coût du travail et la fiscalité pesant sur les entreprises.
D’autres leviers doivent être pleinement mobilisés.
Pour l’UPE06, trois exigences doivent guider les réflexions :
– Une véritable concertation avec les acteurs économiques, qui financent une part importante des réseaux de transport.
– Une transparence sur l’utilisation des contributions existantes, assortie d’objectifs mesurables d’amélioration des services.
– Une recherche d’autres solutions de financement : contribution plus équilibrée des usagers, lutte contre la fraude, amélioration de l’efficacité des réseaux, poursuite de l’ouverture à la concurrence afin de maîtriser les coûts d’exploitation ou encore mobilisation d’une partie des recettes issues des dispositifs ETS 1 et ETS 2.
L’UPE06 restera pleinement mobilisée pour défendre des solutions de mobilité efficaces, adaptées aux réalités de notre territoire et compatibles avec les enjeux économiques de nos entreprises.