Sébastien Huron, nouveau président du directoire de la société azuréenne de distribution de produits pour la santé animale, mise sur l’ADN humain de la société, les marchés émergents et un créneau porteur, l’halieutique.

Sébastien Huron, le nouveau président du directoire de Virbac, est un « globe-trotter » qui aime… se poser !

Vétérinaire de formation, il s’envole au Brésil pour satisfaire dans la coopération ses obligations militaires. Il restera six ans au sein de Roussel-Uclaf

[puis Hoechst-Roussel], accédant au fauteuil de patron du marketing et du développement pour l’Amérique Latine de ce grand de la distribution de produits pour la santé animale.

Lors du rachat de Hoechst-Roussel par Intervet, il met le cap sur les Etats-Unis où il est chargé de la stratégie pour l’Amérique du Nord avant de prendre la tête de l’unité commerciale des animaux de compagnie. Nouveau succès de sa mission et sollicitation de Virbac qui lui propose, à Barcelone, la responsabilité du développement en Europe du Sud. 2008 sera l’année du retour en France où on lui confie la responsabilité de la commercialisation à l’échelon européen puis mondial. En 2012, il intègre le directoire de Virbac, et c’est naturellement, en 2017, qu’il est élu président du directoire, pour succéder à Eric Marée.

Pour Sébastien Huron, Virbac fut, dès l’origine, « le choix du cœur ». « La dimension familiale m’attira, insiste-t-il, ainsi que l’engagement des gens qui aiment cette boite, leur activité… L’humain est le principal actif de Virbac ! »

L’objectif fixé par le nouveau – et expérimenté – président est clair : repartir à la conquête des marchés pour repositionner le groupe dans le haut du tableau, redonner envie, retrouver la croissance en se positionnant sur les marchés émergents, le Brésil, la Chine ou l’Inde et se relancer sur le marché américain avec des nouveaux produits, dont des aliments de nutrition pour chiens et chats, très concentrés en protéines et très peu sucrés, qui viennent d’être « couronnés » par 60 millions de consommateurs et Que Choisir.

Autre créneau de développement exploré, l’aquaculture – qui compense la diminution de la pêche traditionnelle – avec la mise au point de vaccins pour les poissons d’élevage en eau froide [comme le saumon] et de produits pour le traitement des bassins d’élevage en eau « chaude », [comme la carpe]. La reconquête est lancée !Air Max 90 LTHR Suede